L'azote, nutriment clé

L’azote joue un rôle de première importance dans le rendement des cultures. En situation de carence, la synthèse de la chlorophylle est plus difficile, ce qui ralentit considérablement le développement des plantes.

Azote et rendement

                                                                                                                                           Azote et rendement

L'azote constitue le premier facteur limitant du rendement sous nos conditions climatiques. Une alimentation azotée insuffissante va diminuer la synthèse de la chlorophylle et des protéines et donc perturber profondément la croisance et le développement des plantes. Le rendement en grain ou en ensilage de la culture sera alors formement limité.

 

Azote et teneur en protéines

Azote et teneur en protéines

Comme pour toutes les céréales, une nutrition azotée suffisante est nécessaire pour augmenter non seulement le rendement mais également la teneur en protéines du maïs. Les doses d'azotes les plus faibles ont souvent un fort effet d'augmentation du rendement mais au détriment de la teneur en protéines du grain. 

 

Azote et développement du couvert

Azote et développement du couvert 

L'absorption d'azote s'accélère entre les stades 6 feuilles et floraison mâle (VT) avec plus de 45% de la quantité totale absorbée pendant cette phase et près de 70% entre les stades levée et floraison mâle. C'est pourquoi un apprt d'azote limmité au semis suivi de l'apport principal entre les stades 4-8 feuilles correspond à un fractionnement optimum.

 

Azote et développement racinaire 

Azote et développement racinaire

Des essais réalisés en pots avec des solutions nutritives ont montré un meilleur développement du système racinaire du maïs quand la principale source d'azote est sous forme nitrique plutôt que sous forme ammonium. 

 

 

Essais ammonitrates urée sur maïsEfficacité des formes azotées

Un gain de rendement de plus de 5 q/ha en moyenne a été prouvé par Arvalis - Institut du Végétal dans le Sud-Ouest de la France entre 1992 et 2003 en faveur de l’ammonitrate. Une série de vingt deux essais a comparé l’efficacité de la forme ammonitrate par rapport à l’urée apportée en plein ou simplement binée.

 

 

Localisation de l’azote au semis

La localisation d’azote au semis permet d’améliorer le coefficient d’utilisation de l’azote (% de l’azote apporté réellement absorbé par la plante) et de diminuer la quantité d’engrais immobilisé sous forme organique par la biomasse microbienne du sol. Pour une même quantité apportée, une plus grande part est rendu disponible pour la culture comparativement à un apport en plein. La localisation au semis permet d’apporter des quantités moindres et de soustraire l’azote aux phénomènes de pertes par volatilisation ou ruissellement en cas d’épisode pluvieux intense.

Azote et enfouissement de l’urée

Plus de 15 q/ha peuvent être gagnés en enfouissant l’urée lors de l’apport réalisé à 6/8 feuilles. L’enfouissement profond (8-15 cm) limite les pertes d’azote par volatilisation ammoniacale – l’urée est très sensible à ce phénomène -, améliorant ainsi l’efficacité de la fertilisation azotée. L’enfouissement de l’urée constitue également un fort enjeu environnemental pour limiter les émissions d’ammoniac.